Toute l'équipe du CA de PARENTHESE
vous souhaite de bonnes fêtes de Noël
et vous présente ses meilleurs vœux pour 2014,
en particulier santé et bonheur.
SECRETARIAT PARENTHESE -
JANINE DEGUET
PS
Sous le sapin
Chantilly
Sur la table un fraisier,
gâteau d'anniversaire.
Le petit a quatre ans, la
famille entière
Observe dans ses yeux le
reflet du bonheur
Et comme il prend son
souffle avec beaucoup d'ardeur
Ses grands frères
sourient : cette époque est derrière,
Ils se sentent grandis
mais prennent sans manière
Un moment de plaisir à
jouer aux "lego"
Pendant que le petit
observe, bouche en O
La montagne sucrée sur
les fraises replètes
Qui fait un petit bruit,
on dirait qu'elle pète.
Alors il tend les mains
au gourmand qui se sert :
Oh j'en veux moi aussi
sur ma part de dessert,
De la crème gentille et
je vais tout manger
Je suis grand, s'il te
plait, et je vais tout lécher.
Le pain
Toujours je me souviens,
Quand j’achète du pain,
Du travail, du bonheur
Des tartines de beurre,
À l’heure du goûter,
Qui savaient réparer
La fatigue d’enfance
Et redonner confiance.
Aujourd’hui les petits,
Nourris de sucreries,
Ne savent pas l’odeur
Du pain frais, sa
chaleur,
Avant de commencer
Leur journée d’écolier.
Ce rituel qu’on oublie
Savait dire merci
Au boulanger tout blanc,
Magicien de l’avant.
Misericordia(1)
Quelques voix d'hommes
Un Te Deum
En prière
Dans la fraîcheur
Donnent au chœur
La lumière.
Un jour normal
Il est banal
De chanter
La chanson noire
Que la mémoire
A portée,
De rendre grâce
Au rai qui passe
En couleur
Par le détail
Du grand vitrail
Du pasteur.
Pauvres de nous
Si loin de tout
Sans espoir
En vérité
Sommes trompés
Par l'avoir.
(1) Une des premières
scènes du film "le miracle de Candeal"
Nous suffit-il d'être
sincères ?
Hélas non. Beaucoup de
nos guerres
Naquirent de bons
sentiments
Qu'on eût aimé voir
culminants.
L'esprit, de tout et du
contraire,
De brave devient
téméraire,
Construit des châteaux en
Tolède,
Au désert assoiffé, son
oued.
Pour avoir, dignement,
raison,
Sur tous les sujets
d'oraison,
Ne faut-il pas ouvrir les
yeux
Avec le talent d'être
vieux,
Et la naïveté d'enfance
Qui porte en elle
l'espérance,
Certaine de porter,
demain,
L'Amour au-dessus du
chemin ?
J'aime ceux qui n'ont pas
de terre,
- Le ciel est plein de
leurs prières,
Et j'aime ceux qui sont
debout,
Chênes roseaux et sapins
fous,
Ceux qui aiment, de leur
pays
Le libre choix et
l'infini...
J'aime ceux qui, ne suivant
pas
L'orgueilleux, vont, à
petits pas,
Discrets, et plus libres
encore
Que les porteurs de
sémaphore
Qui se prennent pour le
prophète.
J'aime, à la marge de vos
fêtes,
Les modestes, mille
pardons,
Ceux dont on ne sait pas
le nom,
Tapis à l'ombre des
cailloux.
Ceux-là doutent, comme
les fous,
Comme les sages appliqués
À s'éloigner
des nuits usées,
Pour semer partout sur la
terre
Des graines chargées de
lumière.
©M.KISSINE 2011
Une belle année, mille lectures.

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